Simulateur : combien d'extincteurs pour votre local ?
Le simulateur donne deux nombres. D'abord le minimum légal : au moins un extincteur pour 300 m² en ERP de 5e catégorie, un à eau pulvérisée de 6 litres pour 200 m² si vous avez des salariés, et au moins un par niveau (PE 26 §1 ; R4227-29 du Code du travail). Ensuite ce que recommande le référentiel APSAD R4, publié par le CNPP et suivi par les installateurs certifiés.
Il vous faut la surface de chaque niveau et la liste de vos équipements à risque. Comptez une minute. Le calcul se fait dans votre navigateur : rien n'est enregistré ni envoyé.
Ce qu'il faut saisir
- Votre activité. Le référentiel APSAD R4 classe les magasins de vente en risque industriel et les bureaux en risque tertiaire (§2.2.1.1). Il ne cite pas les restaurants, bars et salons : le simulateur les traite en tertiaire.
- Vos salariés. Un seul suffit pour que le Code du travail s'ajoute au règlement des ERP. L'eau pulvérisée de 6 litres devient alors obligatoire.
- Chaque niveau et sa surface, cave et réserve comprises. Un sous-sol est un niveau : il lui faut son propre extincteur. Cochez « Réserve, cave ou stock uniquement » pour un niveau de stockage, que le référentiel classe en risque industriel.
- Vos équipements à risque : tableaux électriques, cuisson avec huiles ou graisses, chaudière ou chaufferie, informatique, stock d'alcools forts ou de liquides inflammables.
Comment lire le résultat
La carte de gauche donne le minimum légal. Celle de droite donne ce que recommande le référentiel APSAD R4 : un appareil adapté à portée de main, à chaque niveau et près de chaque risque, car un extincteur n'est efficace que sur un feu naissant (§1.2).
Le référentiel s'affiche souvent en fourchette, par exemple « 2 à 3 extincteurs ». Le premier nombre suppose que vos extincteurs à eau couvrent aussi les risques particuliers : un appareil utilisable sur courant électrique près du tableau, un appareil marqué F près de la cuisson. Le second compte un appareil dédié à chaque risque.
Chaque risque particulier porte une mention. « Préféré, pas exigé » : le référentiel le conseille sans l'imposer, comme le CO₂ près du tableau. « Peut être un des extincteurs à eau » : un appareil déjà compté le couvre s'il est à moins de 5 m. « En plus » : il faut un appareil dédié, comme à la porte d'une chaufferie.
Pour un niveau à risque industriel, le tableau donne deux options : des extincteurs de 9 litres ou leur équivalent en 6 litres. Sous 200 m², deux 6 litres suffisent (§2.2.1.5).
Ce que le simulateur ne voit pas
Il compte chaque niveau comme une seule zone. Une pièce fermée à clé, ou séparée par un obstacle, se calcule à part (§2.2.1.2). Il ne place pas non plus les extincteurs : chaque point du local doit être à 15 m au plus de l'un d'eux (§2.4).
Il ne traite pas les installations électriques de plus de 1 000 V, les stockages de plus de 3 m de haut ni les ateliers de peinture. Au-delà de 2 000 m² par niveau, ou avec 3 000 litres de liquides inflammables, il ne donne pas de nombre.
Questions fréquentes
Pourquoi le référentiel APSAD R4 compte-t-il plus que la loi ?
La loi fixe un plancher : un extincteur pour 300 m², ou pour 200 m² avec des salariés (PE 26 §1 ; R4227-29). Le référentiel APSAD R4 demande au moins deux unités de base par installation, même sur un petit niveau (§2.2.1.5). Il ajoute un appareil près de chaque risque particulier.
Un magasin est-il vraiment un « risque industriel » ?
Au sens du référentiel APSAD R4, oui. Il range les « locaux commerciaux, magasins de vente » avec les stockages et les ateliers (§2.2.1.1). Sous 200 m² par niveau, cela change peu : deux extincteurs à eau de 6 litres, comme pour un bureau. L'écart apparaît au-delà de 300 m².
Faut-il un extincteur CO₂ près du tableau électrique ?
La loi demande des extincteurs « appropriés aux risques notamment électriques », sans nommer d'agent (MS 39 §2 ; R4227-29). Le référentiel APSAD R4 recommande le CO₂ (§2.2.2.1). Un extincteur à eau qui a passé l'essai diélectrique, placé à moins de 5 m, convient aussi.
Le résultat est-il officiel ?
Non, c'est une estimation. Elle ne remplace ni l'avis de la commission de sécurité ni la déclaration de conformité N4, que seul un installateur certifié peut délivrer.